Au sujet du sacro-saint sentiment d’appartenance nationale

2 11 2014

Les états-nations actuels sont basés sur ce sentiment d’appartenance collective. De nombreux ouvrages existent sur cette question et essaient de le décrypter. Mais ce sentiment d’appartenance collective n’est-il pas lié finalement à un sentiment commun d’hommes et de femmes d’adopter un mode de vie sédentaire et, par extension, un mode de pensée autochtone ? Si ce « sentiment » a permis de construire la situation internationale d’aujourd’hui, il ne va pas non plus de soi. Les preuves sont qu’il existe de nombreux conflits dans le monde où l’état-nation n’est pas légitimé (exemples : Israël, Kurdistan, voire la liste entière dressée par la CIA https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/fields/2070.html ). Qui a donc décidé que le mode de vie sédentaire devait être le seul et unique mode de vie légitime et que l’état-nation devait être le seul modèle politique acceptable sur cette planète ?

  • Puis-je me permettre tout d’abord de considérer que baser un projet politique sur un « sentiment » dit d’appartenance (à un groupe) me paraît bien précaire. Les conditions de la paix sur terre ne seraient-elles finalement liées qu’à un « sentiment », à ce « sentiment d’appartenance collective » ?
  • Ce sentiment serait donc lié à l’idée d’avoir un projet commun de vivre tous ensemble (qui est compris dans le projet exactement ?) sur le mode sédentaire et sur un territoire circonscrit par des frontières « naturelles » ou artificielles (établies bien souvent dans le sang). Ce seul sentiment permettrait donc la légitimité d’un état-nation ? Soit, mais s’il arrivait que certains d’entre nous ne partagent pas ce soi-disant « sentiment d’appartenance», ceux-là seraient-ils coupables ? immoraux ? hors-la-loi ?
  • De plus, que comprend précisément ce « sentiment » d’appartenance nationale ? Il me semble qu’il doit bien avoir autant de « sentiments » d’appartenance « nationale » (ou autres) que d’âmes sur terre, non ? Les partis politiques essaient d’incarner différents courants de ces sentiments d’appartenance nationale. Mais alors que signifie l’abstention ? Quel(s) sentiment(s) d’appartenance expriment les hommes et les femmes abstentionnistes ?
  • Enfin, que se passe-t-il spécifiquement en France ? Pourquoi un tel clivage entre les Français ? Pourquoi une France si divisée entre des Français qui seraient « légitimes » parce que dits « de souche » (et donc autochtones) et des Français soupçonnés d’être « illégitimes » parce que dits « d’origine X ou Y » (pour ne pas dire simplement « extra métropolitaine ») et donc, du point de vue de la mentalité, des Français qui auraient une mentalité « extra autochtone ». Pourtant, qu’il s’agisse des premiers comme des seconds, tous se considèrent bien comme Français à part entière. Alors qu’est ce qui diffère dans leur sentiment pourtant commun d’appartenance à une même nation ?

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